Pourquoi importe-t-on encore du lait alors que nous avons nous-mêmes des excédents ?

13.02. 2026 mooh

Actuellement, ce sont surtout des composants laitiers comme la poudre de lait et le beurre concentré qui sont importés dans le cadre du trafic de perfectionnement. Par le passé, ces composants étaient au moins en partie produits à partir de lait suisse. Ces dernières années, compte tenu du niveau de prix élevé en Suisse, les fabricants de chocolat et de biscuits se sont tournés vers des matières premières étrangères pour leurs produits d’exportation, car le lait suisse pouvait être écoulé dans d’autres canaux avec une meilleure valeur ajoutée. Modifier cette situation à court terme est toutefois difficile. Les fabricants sont liés par des contrats avec leurs fournisseurs et cherchent à sécuriser leurs approvisionnements au moyen de portefeuilles de fournisseurs diversifiés. D’autres volumes arrivent également en Suisse sous forme de fromage, en particulier de mozzarella et de fromage frais. Là aussi, il est important de maintenir la pression et, notamment pour la mozzarella destinée à la restauration, de proposer une alternative suisse crédible et durable, même s’il s’agit d’un canal très sensible aux prix. Enfin, les consommatrices et consommateurs peuvent eux aussi contribuer à une solution par leurs décisions d’achat au rayon frais.