Ambassadeur romand au conseil d’administration

12.06. 2024 mooh

Jean-Bernard Chevalley dirige son exploitation à Puidoux (VD) et participe au programme climat. Il est membre du conseil d’administration de mooh et apprécie les négociations très professionnelles qui y sont menées autour du prix du lait.

En 2018, Jean-Bernard a rejoint mooh avec les producteurs Prolait. Pour lui, c’est sans aucun doute la bonne décision : « Nous pouvons ainsi réunir les producteurs de lait de toute la Suisse et lutter ensemble pour un meilleur prix du lait », explique Jean-Bernard. Néanmoins, la situation est difficile pour les producteurs avec un environnement de coûts élevés. « En tant que mooh, nous devons pouvoir offrir des perspectives, en particulier aux jeunes – nous devons prendre soin d’eux, car ils sont notre avenir », explique Jean-Bernard. Le prix n’est pas le seul facteur à prendre en compte, mais également la qualité de vie, l’astreinte au travail, la disponibilité pour la vie de famille sont autant de critères que l’organisation doit également mettre en avant.

La flexibilité grâce aux robots

Jean-Bernard dirige son exploitation à Puidoux avec sa femme Veronika. Contrairement à lui, elle travaille à 120 % sur l’exploitation, raconte-t-il en souriant. Avec le grand conseil du canton de Vaud, le conseil communal et ses différentes implications dans les sociétés agricoles locales, Jean-Bernard est souvent en déplacement. C’est précisément pour cela qu’il s’enthousiasme à propos de son robot de traite. Ils l’ont installé en 2019 – la flexibilité du travail a fortement augmenté. De plus, il dispose désormais de nombreuses données sur ses 35 vaches. « On voit rapidement si l’état de santé d’une vache change – je peux ainsi réagir beaucoup plus rapidement et j’ai généralement besoin de moins d’antibiotiques », explique Jean-Bernard.

Les teneurs ont rapporté 4,6 cts/kg de lait en 2023

Bien entendu, il utilise également les données du robot de traite pour la qualité du lait. Dans ce domaine, il mise sur l’alimentation avec ses propres herbages. Sur ses 25 hectares, il y a 22 hectares d’herbe. Sur les 3 ha restants, Jean-Bernard cultive du blé. Il achète 30 % de son fourrage, principalement de l’ensilage de maïs, car il n’a pas assez de surface pour produire la totalité. « Pour l’ensilage de maïs, on voit rapidement la qualité sur champs, mais pour l’ensilage d’herbe, c’est difficile – c’est pourquoi nous le faisons nous-mêmes, afin de pouvoir maîtriser directement la qualité », explique Jean-Bernard. L’alimentation a une influence importante sur les teneurs du lait. En 2023, Jean-Bernard avait en moyenne 4,6 cts de supplément par kg de lait pour les bonnes teneurs en matière grasse et en protéines. « L’alimentation est aussi importante que la génétique pour obtenir de bonnes teneurs », affirme Jean-Bernard avec conviction.

Simple et direct

Depuis 2022, Jean-Bernard donne également de l’Agolin et participe ainsi au programme climat de mooh. « En tant qu’agriculteur, la mise en œuvre du programme climat est très simple et l’argent va directement au producteur », s’enthousiasme Jean-Bernard. IIl sait quelle quantité il doit affourager, quelle réduction en résulte et combien il va recevoir en échange. Sur l’exploitation, il n’a pas besoin de faire d’analyses et il profite du fait que le programme climat est reconnu au niveau international. Il apprécie également le panneau climat de mooh, qui lui permet d’expliquer facilement aux consommateurs ce qu’il fait pour le climat sur son exploitation.

Un pont entre mooh et les producteurs

L’exploitation agricole compte également des brebis laitières, dont la production est commercialisée en vente directe ainsi qu’un atelier de travaux de moissons pour tiers avec deux moissonneuses. En été, ces dernières lui permettent de servir une trentaine d’agriculteurs des environs. Pour faire face à tout cela, Veronika et Jean-Bernard ont un employé et un·e apprenti·e. Sylvain, son frère, a la responsabilité de tout ce qui concerne la commercialisation et le marketing de la vente directe de leurs produits aux lait de brebis, de la marque La Brebisane. C’est la seule façon pour Jean-Bernard de se concentrer, entre autres, sur son importante mission d’administrateur de mooh. « Avec son siège à Zurich, mooh est loin de la Suisse romande – je conçois mon rôle comme celui d’un ambassadeur et d’un pont entre les producteurs romands et mooh », explique Jean-Bernard. Il présente au conseil d’administration les défis de la Suisse romande et voit en contrepartie quelles sont les tâches prioritaires dans le reste de la Suisse : « Il y a de grandes différences dans les régions entre les exploitations plutôt petites de certaines régions de Suisse et les grandes exploitations de Suisse romande. En tant que mooh, nous réunissons tous les producteurs et nous nous engageons ensemble pour un meilleur prix du lait », conclut Jean-Bernard.

« Le programme climat est très simple à appliquer pour les producteurs, qui touchent directement l’argent lié à ce programme » dit Jean-Bernard Chevalley, producteur de lait à Puidoux (VD).